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Les métiers et les techniques de la pêche en Languedoc-Roussillon

Les différents engins et techniques de pêche Cliquer pour voir en plus grand

Les différents engins et techniques de pêche

Les petits métiers

Ils correspondent à des navires de 6 à 24 mètres. Cependant, majoritairement, ils font entre 6 et 12 mètres.

Les métiers de cette pêche artisanale s’effectuent aussi bien dans la bande côtière que dans les lagunes, et plus rarement au large, et ont pour principe la diversité et la multiplicité des techniques ou « polyvalence ».

On compte en Méditerranée plus de 40 métiers différents. C’est le segment dominant en Languedoc-Roussillon.

La pêche au filet fixe

Filet droit et trémail Cliquer pour voir en plus grand

Filet droit et trémail
IFREMER

Cette pêche se pratique sur l’ensemble du littoral méditerranéen. Cette activité s’exerce sur des navires d’une longueur de 6 à 14 mètres. Trois types de filets peuvent être utilisés :

  • Le filet droit ou filet maillant, qui se compose uniquement d’une nappe de filet qui emmaille le poisson.
  • Le trémail, composés lui de trois nappes de filets emmêle le poisson.
  • Le filet combiné composé qui est composé de trémails rehaussés d’un filet droit.

Les filets sont calés à la tombée de la nuit et relevés au levé du jour.

Espèces cibles : chaque filet cible une espèce différente –escargot, dorade, rouget, bar, sole, turbot, etc.

Zone de pêche : mer et étang.

La pêche à la palangre

Pêche à la palangre Cliquer pour voir en plus grand

Pêche à la palangre
IFREMER

Les palangres se composent d’une ligne principale sur laquelle sont fixés des avançons (lignes munies de hameçons), à intervalles réguliers. Elles peuvent être fixées sur le fond ou en dérive (entre deux eaux). La plupart du temps, ces lignes sont mises en place le soir et relevées le lendemain matin pour éviter que le poisson pris ne s’abime, ou ne se fasse manger par d’autres espèces.

Espèces cibles : congre, merlan, dorade, grondin, bar, thon, espadon, baudroie, etc.

Zone de pêche : mer.

La pêche à la drague à coquillage

La pêche à la drague à coquillage Cliquer pour voir en plus grand

La pêche à la drague à coquillage

Pratiquée dans toute la région, ce métier consiste à traîner une drague sur le fond. Les dragues sont constituées d’un « panier » en métal ou en filet, fixé sur une armature rigide. Sa partie inférieure est munie d’une lame ou de dents qui raclent le sédiment.

Espèces cibles : coquillages, céphalopodes, poissons de fond.

Zone de pêche : met et étang.


La capétchade

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La capétchade

La capétchade Cliquer pour voir en plus grand

La capétchade

Ce piège à poissons se rencontre en milieu lagunaire, sur le pourtour des étangs. Outil traditionnel adapté à la capture des poissons migrateurs, il est constitué de deux parties principales :

  • La paradière, filet droit partant du bord de l’étang, va dans un premier temps barrer le chemin du poisson pour ensuite le guider vers le fond du piège,
  • Les nasses qui constituent le fond du piège où le poisson va être capturé.

Le pêcheur visite habituellement ses capétchades tôt le matin.

Espèces cibles : anguilles, loups, mulets, dorade, jols, etc.

Zone de pêche : étang.

L’arsellière, la clovissière ou la « pêche au manche »

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L’arsellière, la clovissière ou la « pêche au manche »

Utilisé depuis plusieurs siècles, ce long râteau se manie à partir d’une petite embarcation Il est composé d’un manche de bois de 4 à 10 mètres se terminant par des solides dents garnies d’un filet. Le pêcheur lance l’arsellière à bout de bras, laisse les dents mordre le sédiment pour ensuite la ramener par à-coups, dégageant ainsi majoritairement palourdes et clovisses enfouies. Actuellement, c’est dans l’étang de Thau que l’on rencontre le plus souvent cette activité.

Espèces cibles : coquillages, appâts et vers.

Zone de pêche : étang.


La pêche en apnée

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La pêche en apnée

Seule pêche professionnelle en plongée autorisée, l’apnée est une technique de pêche récente qui cible principalement deux ressources : la palourde des étangs et la graine ou naissain de moule.

La palourde est pêchée grâce à une « fourchette » qui permet au plongeur de dégager les coquillages du sédiment.

La graine de moule, récoltée à l’aide d’un grattoir, correspond à des jeunes individus qui seront livrés à des mytiliculteurs afin de les amener à maturité (6-12 mois). Cette technique permet aussi de pêcher régulièrement d’autres espèces telles que les oursins et les escargots de mer.

Espèces cibles : coquillages, oursins, graine de moule.

Zone de pêche : mer et étang.

Les lamparos

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Les lamparos

Pratiquée la nuit, cette pêche est essentiellement centrée sur la région de Port-Vendres, Port-la-Nouvelle, Saint-Cyprien et le Barcarès. Elle cible le poisson bleu, notamment anchois et sardine.

Elle nécessite un bateau mère et un à deux canots. Les bancs sont repérés à l’aide d’un sonar et attirés par la lumière des lampes du canot. Le bateau mère encercle alors rapidement le banc à l’aide d’un filet tournant.

Espèces cibles : sardines, anchois, maquereaux.

Zone de pêche : mer.

La senne tournante ou allatchare

Cette technique est similaire à celle du lamparo, mais elle n’est pas assortie d’un dispositif lumineux et est souvent pratiquée par des unités de pêche plus petites

Espèces cibles : sardines, anchois, dorade, loup, marbré.

Zone de pêche : mer.

La pêche des tellines

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La pêche des tellines

Cette pêche se pratique principalement sur le littoral gardois, mais également vers Saint-Cyprien et Gruissan.

Dans l’eau à hauteur du buste, les pêcheurs tractent une petite drague appelée « tellinier» parallèlement à la plage. Les dents de la drague fouillent le sable et dégagent les tellines qui sont récupérées dans un filet fixé à l’engin. Après un trait de quelques minutes, le tellinier est remonté et les coquilles stockées dans une bouée munie d’un filet jusqu’à la fin de la pêche. Les tellines sont ainsi conservées dans l’eau toute la durée de la pêche.

Espèce cible : telline.

Zone de pêche : mer.


La pêche à la senne de plage

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La pêche à la senne de plage

Engin traditionnel encore pratiqué dans le village de Gruissan, la senne de plage, dite encore « galuche » ou « petite traine », sert à une pêche estivale côtière (de mai à septembre).

Comme la senne classique, c’est un filet tournant, mais qui, calé par une petite embarcation à environ 300 mètres du bord, sera ramené à la main par une équipe placée sur la plage.

Espèces cibles : sole, turbot, bar, congre, dorade, sardine, etc.

Zone de pêche : mer.


La pêche à la boîte

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La pêche à la boîte

La boîte est un cylindre dont le fond est constitué d’une vitre. Cela permet, comme avec un masque de plongée sous marine, de pouvoir observer le fond de l’eau mais sans s’immerger.

Le pêcheur, allongé sur sa barque, tient un salabre dans la main (sorte d’épuisette), une longue fourchette de l’autre, la boite étant maintenue autour de sa tête par un élastique ou entre les dents.

Cette méthode de pêche à la palourde tend à disparaitre du fait de sa difficulté et l’observer de nos jours est un évènement en soit.

Espèces cibles : coquillages.

Zone de pêche : étang.

La pêche au pot

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La pêche au pot

Cette technique de pêche se pratique à l’aide de pots hérités de l’antique amphore. Montés sur une filière, les pots sont déposés au fond de la mer et constituent pour le poulpe en quête d’abri un hébergement idéal mais pourtant fatal.

Il suffit alors au pêcheur de remonter la filière de pots pour récupérer les animaux placés à l’intérieur de ces abris artificiels à l’aide d’une goutte d’eau de javel.

Espèce cible : poulpe.

Zone de pêche : mer.


La pêche au casier

La pêche au casier Cliquer pour voir en plus grand

La pêche au casier

Piège en forme de cage ou de panier, fabriqué au moyen de matériaux divers. Il comporte une ou plusieurs ouvertures, est muni ou non d’appâts, et est mouillé en général sur le fond, isolement ou en filières.

Espèces cibles : crustacés, escargots, poulpes, quelques poissons pour les casiers les plus grands.

Zone de pêche : mer et étang.

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